Présentation

Le mythe du déluge est commun à diverses religions du Proche-Orient ancien, mais c’est essentiellement un mythe babylonien. L’eau a toujours fasciné car elle peut être à la fois dévastatrice et source de vie.
La Bible raconte, au livre 1 de la Genèse, comment Dieu, constatant que l’humanité s’est corrompue, décide de son anéantissement par un déluge pour une re-création par Noé, « homme juste et bon». Ensuite, Dieu conclut une alliance de paix avec Noé et ses descendants, sous le signe de l’arc-en-ciel, visible par tous.

Le Déluge a été relu par les Pères de l’Eglise à travers son aspect positif plutôt que destructeur, puisque c’est le récit d’un renouveau, qui préfigure le baptême.
Déjà saint Pierre, dans sa 1ère lettre (3, 20-21) affirmait : « …aux jours où Noé construisait l’arche, dans laquelle peu de gens, huit personnes, furent sauvées par l’eau. C’était l’image du baptême qui vous sauve maintenant. » 

Plus tard, Origène, dans son Homélie 2 sur la Genèse (3), affirma que le déluge était une figure de l’avènement de Jésus-Christ. Noé préfigure le Christ, le véritable «nouvel Adam», celui qui peut seul donner la vraie renaissance par l’eau du baptême.
L’arche, elle, est une figure de l’Eglise en pleine tourmente en cette période du Moyen âge, Eglise secouée par les hérésies.