Cette chapelle, un art inédit à la cathédrale

A l’époque de la réalisation de la chapelle, la cathédrale apparaît obscure aux fidèles car les vitraux, en place depuis plus de deux cents ans, se sont salis. Il faut de la lumière !
Cette aspiration à plus de clarté sera facilitée par le travail à la grisaille et au jaune d’argent (découvert au XIVe siècle) : les couleurs employées seront très nouvelles. C’est un bel exemple de l’art du vitrail de style flamboyant des XIV/XVes siècles.

Le vitrail a été très mutilé pendant la Révolution. En 1872, Coffetier entreprit une restauration contestée. Une nouvelle restauration en 1920 a presque redonné au vitrail sa beauté initiale.

Il se compose de 4 lancettes, étroites et hautes, inspirées des retables qui apparaissent alors en France, surmontées d'un tympan, typique du style flamboyant.

La partie basse est occupée par la famille des donateurs, leurs armoiries et leurs saints protecteurs.
Le milieu est axé sur le couronnement de la Vierge, entouré de Jean Baptiste et de Jean l'Evangéliste.
La partie haute du vitrail est consacrée à la crucifixion et au jugement dernier.

Aperçu sur la famille donatrice