Un récit légendaire de sa vie provient du livre apocryphe des « Actes de Thomas », rédigé probablement dans la première moitié du IIIè siècle en Mésopotamie (sans doute à Edesse). Selon ce récit, l’apôtre Thomas a été envoyé en Inde pour y annoncer l’Evangile. Une tradition constante, et très forte, fait de lui l’apôtre des Indes, et, jusqu’à nos jours, les Eglises très anciennes de la côte occidentale le revendiquent comme leur fondateur.

Au XIIIè siècle, dans la liturgie chartraine, pour la fête de l’apôtre, on lisait un récit abrégé, tiré des « Actes de Thomas ». Mais ce n’est pas ce récit qu’a illustré le vitrail ; l’artiste a suivi un autre récit, plus développé et assez différent sur le fond, récit que l’on retrouvera résumé un peu plus tard dans la légende dorée de Jacques de Voragine.

Le bas du vitrail a été remanié, on ne sait pourquoi, dès le XIIIè siècle selon le chanoine Delaporte (vers 1240 ?) Dans les angles inférieurs devaient se trouver deux petits panneaux évoquant les donateurs. Au milieu, à la place du panneau primitif qui a été tronqué, Thomas est représenté quand il reconnaît le Christ ressuscité en touchant ses plaies. C'est la seule scène de ce vitrail qui soit tirée de l’Evangile : un moment décisif pour la foi des chrétiens de tous les temps, et très souvent illustré par les artistes.
De chaque côté, deux petits panneaux portent des fleurs de lys, on n’en connaît pas la raison.

Fin de l'introduction