On retrouve Julien chez Vincent de Beauvais et dans la légende Dorée de Jacques de Voragine, mais ces auteurs parlent de ce saint avec prudence et ne font qu’un bref exposé de sa vie.

La décision chartraine de raconter la vie de saint Julien est originale et audacieuse, car ce saint n’est pas un saint ordinaire : c’est un pécheur et un parricide. L’histoire de Julien va se développer dans le vitrail comme un film qui progresse au rythme de sa vie.

Le vitrail présente le crime commis par Julien, puis son repentir. Devenu pénitent, c’est par sa charité qu’il comptera obtenir le pardon de Dieu. Cette progression est mise en valeur par la composition même du vitrail ; quatre carrés sur pointe, dans la partie médiane, déterminent des cycles : le serviteur, le chevalier, le pénitent, le pardon de Dieu.

Ces carrés sur pointe sont séparés par quatre demi quadrilobes qui séparent les étapes : Julien prend la place du maître, au centre  le drame et enfin l’Hospitalier.

Fin de la présentation