Véritable « apôtre des Gaules », Martin voyagea alors beaucoup, pour lutter contre le paganisme encore courant à cette époque, ou pour assister à des conciles ou à des synodes épiscopaux. Il se préoccupa notamment de fonder des paroisses rurales, à une époque où le christianisme était présent surtout dans les villes. A l’exemple de saint Paul, Martin sera un apôtre parcourant le monde.

Après une vie de pérégrinations ponctuées de miracles, il meurt à Candes en 397, déjà considéré comme le saint de la Gaule romaine.


Au moyen âge, Martin apparut comme « un soldat du Christ » et le clergé se plut à exalter son aspect militaire-charitable qui pouvait servir d’exemple aux chevaliers partant en croisade.

Le vitrail de saint Martin, qui comprend quarante scènes, est extrêmement dense ; il adopte une chronologie aléatoire. Dans la partie axiale, quatre croix, comme un leitmotiv, rappellent celle surmontant le bâton épiscopal dont le saint ne se défait jamais dans les différentes scènes. Elles sont formées d’un médaillon central entouré de petits quadrilobes. Autour des médaillons en quatre feuilles, les angles des panneaux sont garnis d'ornements végétaux d'un bon style sur fond rouge. Le centre des quatre croix synthétisent la vie de Martin : son baptême, son sacre comme évêque, le thaumaturge et sa victoire finale sur le diable.

Fin de l'introduction