En 1164, le roi promulgue « les constitutions de Clarendon » qui mettent l’Eglise anglaise sous l’autorité du roi et subordonnent la justice ecclésiastique à la justice royale. C’est le début du conflit implacable entre les deux hommes, raconté dans ce vitrail presque contemporain des évènements.

Nous sommes à un moment décisif de l’histoire de l’Europe occidentale. Les relations sont tendues entre les deux royaumes de France et d’Angleterre. Aliénor d’Aquitaine, divorcée de Louis VII, s’est remariée en 1152 avec Henri Plantagenêt qui deviendra roi d’Angleterre en 1154. Elle lui apporte en dot ses vastes territoires du Sud Ouest de notre pays.

Notre vitrail reflète une idéologie sous-jacente à ces bouleversements politiques lourds de conséquences, qui sont à l’origine de « la guerre de cent ans ». Héritier de Clovis, le roi de France est considéré comme un roi de droit divin. Il doit protéger l’Eglise. Ainsi, Louis VII « le bon roi », accueillera l’évêque anglais persécuté par le « mauvais roi » Henri Plantagenêt.

La composition de cette verrière est inhabituelle. Une première partie expose le sujet du vitrail : un évêque devient martyr parce qu’il a osé s’opposer au pouvoir royal. Il porte alors un nimbe. Puis les donateurs sont évoqués. Dans la seconde partie, on développe les péripéties de la vie du saint : Il ne sera nimbé qu’après avoir subi le martyr.

Fin de l'introduction