La liturgie chartraine lui a consacré alors un office propre, dont les lectures s’inspiraient d’une « passion de saint Chéron ». Au Moyen Age, la grande procession du dimanche des Rameaux (attestée par notre « ordinaire chartrain » du XIIIè siècle) partait de la cathédrale pour aller jusqu’à Saint Chéron, en passant par le faubourg qui porte jusqu’à nos jours le nom de l’apôtre saint Barthélémy.

La vie et la mort de saint Chéron n’occupent que la moitié des panneaux du vitrail. Ils ont été représentés par le verrier d'après la Passion de saint Chéron.

Le reste du vitrail fait le récit de l’invention et la translation des reliques ainsi que des miracles post mortem du saint, emprunté à un recueil de miracles qui suit la Passion de saint Chéron.

Ce vitrail est composé d’une manière originale. On le lit registre par registre et ce ne sont plus les barlotières qui délimitent les scènes mais des arcades trilobées reposant sur des colonnettes dessinées dans le verre. Ici s’amorce une nouvelle conception de présenter les images pour les rendre plus lisibles et qui sera adoptée dans les époques suivantes, gothique rayonnant mais surtout gothique flamboyant.

Fin de l'introduction