Le martyre d’Etienne eut lieu en 36 ou en 37. Son corps aurait été retrouvé au Vè siècle et c’est alors que son culte se développa. Les reliques auraient été rapportées de Jérusalem à Constantinople, translation qui est relatée dans la partie haute du vitrail.

Le maître verrier a suivi le récit de saint Augustin « la Cité de Dieu ». Celui-ci, habituellement peu porté au merveilleux, contribua à la dévotion du saint en lui attribuant dans son écrit un certain nombre de prodiges qu’on ne retrouve pas dans les livres liturgiques chartrains.

La plus grande partie des reliques fut emportée en Occident par les croisés lors du pillage de Constantinople en 1204.

Le culte de saint Etienne fut très important au Moyen Age. A défaut de reliques corporelles du martyr, on vénérait les nombreux cailloux supposés de sa lapidation. La cathédrale de Chartres possédait plusieurs de ces pierres dans son trésor, ce qui peut expliquer ses nombreuses représentations dans ce lieu. Une église saint Etienne se trouvait contre la cathédrale, au sud-est du chevet à la lisière du cloître où se déplaçaient les processions le jour de la fête de saint Etienne, le 26 décembre, et le 3 août où l’on célébrait l’Invention de ses reliques.

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