Rémi naquit dans la région de Laon en 437, dans une famille chrétienne ; il fit de bonnes études à Laon, puis à Reims ; il fut évêque à 22 ans et mourut à 92 ans après 70 ans d’épiscopat.

Orateur apprécié, il était proche des gens, cultivé, pieux et charitable. Ces qualités firent de lui un bon pasteur mais aussi un bon diplomate, qualité bien utile en cette période troublée.

On ne trouve pas de trace dans les lectionnaires chartrains de la vie de saint Rémi. C’est donc bien une volonté politique qui a amené le commanditaire à raconter cette vie. Même si la vie de saint Rémi est le thème principal du vitrail, 7 scènes sur 21 se rapportent à Clovis.

Clovis cherche, au début de son règne, à se concilier l'Église, seule source de pouvoir stable, présente sur la Gaule, et respectée des Gallo-Romains, majoritaires. L'Église, elle-même en proie aux dissensions internes (scissions entre catholiques et ariens) privilégie les Francs pour contrecarrer les Goths, penchant vers l'arianisme.

Dans la même chapelle, ce vitrail met en relief l’osmose du roi et de l’évêque en opposition au conflit entre Thomas Becket et son roi. C’est aussi la mise à l’honneur d’une reine qui convertit son roi contrairement à la reine dans le vitrail de sainte Catherine qui subira le martyre sans avoir pu convertir l’empereur.

Fin de la présentation