Cette légende inspirera les chroniqueurs de Clovis qui, dirent-ils, promit de se convertir s’il était victorieux à Tolbiac.

Comme Clovis le fera plus tard, Constantin prend le parti de s’appuyer sur le christianisme pour consolider l’unité de son empire et, en 313, il publie à Milan un édit de tolérance qui lui rallie les chrétiens, dont l’importance était de plus en plus grande dans son empire.

L’histoire croisée de l’empereur et du pape dans cette verrière s’appuie sur la soi-disant « Donation de Constantin » qui, en fait, est un faux inventé au VIIIè siècle. L’empereur y admettait l’influence de Silvestre dans sa conversion, reconnaissait au pape la primauté spirituelle sur tous les évêques et lui donnait l'autorité temporelle sur Rome et l’occident. Une légende affirme même que Constantin aurait été baptisé par Silvestre alors que les historiens ecclésiastiques affirment qu’il reçut le baptême à l'approche de la mort, aux environs de Nicomédie en 337, alors que Silvestre était déjà mort.

Ce qui est indéniable est que l'avènement de Constantin, élevé dans le paganisme et mort dans le christianisme, a marqué la conversion officielle de l’empire romain à la nouvelle religion et la nette séparation des deux pouvoirs : le spirituel à Rome, le temporel à Constantinople. Constantin a fait de cette ville la capitale de l’empire et lui a donné son nom.

Cette dualité des deux pouvoirs est omniprésente dans la chapelle que ce vitrail introduit.

Fin de l'introduction