Au VIè siècle, le pseudo-Abdias, dans son « Histoire du combat apostolique » développe l’épisode de la conversion du magicien Hermogène. Une légende, transmise par Eusèbe de Césarée, signale qu’un traître dénonce le saint, mais qu’il se convertit en voyant la force de la foi de Jacques. Après lui avoir demandé pardon, il sera condamné et accompagnera le saint au martyre.

Ces différents éléments étaient contenus dans les anciens livres liturgiques de l’Eglise de Chartres dont le verrier s’est inspiré.

Toute une partie du vitrail semble tirée d’un livre de magie mais il s’agit d’illustrer ce que Jésus, ressuscité, dit à ses apôtres 

«  Allez par le monde entier, proclamez l’Evangile à toutes les créatures. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé…Et voici les signes qui accompagneront ceux qui auront cru : en mon nom, ils chasseront les démons… ils imposeront les mains à des malades, et ceux-ci seront guéris. » (Mc 16, 15-19)

Il n’est pas étonnant de trouver un vitrail sur la vie de saint Jacques à Chartres qui est une étape sur le chemin du pèlerinage de Compostelle.

D’une couleur à dominante bleue, les panneaux de cette verrière se détachent sur un fond de mosaïque bleu et rouge entourée d’un pointillé blanc qui évite que les couleurs ne se mélangent et ne tirent sur le violet.

Fin de l'introduction