1.1 - MarIE, PORTE DU CIEL

" J’ai composé cinq travées verticales. Celle du centre évoque cette échappée de lumière que Marie, par l’incarnation du fils en sa virginité, accueille par la venue de l’ange à l’Annonciation. Au-dessus de cette porte lumineuse, le sceau de la sainteté immaculée du Père demeure symétriquement inversé, base du sceau de la sainteté du Verbe s’incarnant dans le Fils Sauveur qui fera tout remonter vers son Père par son offrande sur la croix et son jaillissement à la Résurrection.

Double porte puisqu’elle a permis la réouverture de la porte fermée à la faute d’Adam et rendu possible l’arrivée du Verbe incarné. Cette porte plus jamais ne se fermera car le Christ a calé la croix entre les deux battants par sa victoire sur la mort au matin de Pâques, les empêchant à tout jamais de se refermer. Nous savons qu’à la suite du Christ, Marie à sa Dormition a franchi le seuil du Royaume, la première femme du genre humain portée par les anges au matin de son Assomption.

De chaque côté du panneau central vous pouvez voir se déployer la geste des ailes d’anges emportant Marie, Mère de Dieu, alors qu’en lisière intérieure scintillent mystérieusement en rappel de la merveilleuse évocation des rouges christiques et des bleus mariaux, qui se déploient dans les verrières de la cathédrale en ce paradis de la couleur illuminée du XIIIe siècle. Aux extrémités les deux dernières travées évoquent la chute de la mort et du péché vaincus par cette sainte porte triomphante."

Henri Guérin